1. Une Nouvelle Tribu [Partie 2]

1. Une Nouvelle Tribu [Partie 2]
Chapitre 1.

La « rose nocturne ». Sa mère avait toujours aimé les fleurs, elle était d'ailleurs fleuriste, elle composait des bouquets pour des personnes de haut rang. De toutes ces beautés éphémères, la rose nocturne était sa préférée. Eàrànë tenait donc son prénom de l'appellation originel de cette fleur très particulière, appellation qui était tirée du langage ancien de Démons. On ne la trouvait qu'en plein milieux du désert, dans l'Oasis de la Nuit Eternelle. Comme la rose, elle était belle : sa peau était blanche tout comme le bouton au coeur de la plante, ses yeux et ses cheveux étaient du même noir bleuté que les pétales semblables au ciel nocturne. Bien qu'aspirant à devenir une grande Guerrière, elle restait femme et donc très coquette. Elle prenait soin de son corps grâce à son entraînement physique, un régime alimentaire spécial et des soins qu'elle fabriquait elle-même, elle s'occupait avec grande attention de son apparence, elle faisait tout son possible pour accentuer sa beauté, à l'aide de khôl, de rouges, de poudres, de parfums... Aujourd'hui elle ressemblait peu à une combattante vêtue d'une tenue de voyage blanche cousue de perles nacrées, seule son Arme d'Âme, une épée courte à la lame aux reflets mauves, permettait de s'assurer qu'elle n'était pas là que pour minauder devant les hommes. Eàrànë répondit en souriant :
« Je vous remercie, Do'Hegié. Je suis heureuse que vos anciens m'aient honorée en me donnant leur accord pour que je puisse venir poursuivre mon apprentissage, ici, dans la tribu des plus grands.
- Notre savoir est un Art que nous nous faisons un devoir de partager avec ceux qui le méritent et dont les qualités physiques comme psychiques correspondent à celles du Guerrier. Je ne t'en dirais pas plus sur ce sujet, car tu auras bien le temps d'en entendre parler au court de ton étude. Désires-tu t'installer maintenant ou préfères-tu faire un peu le tour du village ?
- J'aurais tout le temps de m'installer plus tard, et j'attends de voir de mes propres yeux cet endroit depuis bientôt trois années. J'accepte donc avec joie que vous me fassiez visiter ce lieux chargé d'histoire, Do'Hegié. »
Le Chef lui adressa un signe de tête et lui demanda de le suivre. Tenant son tivyenn par la bride, elle prit la suite d'Hegié. Elle osait à peine cligner des yeux, de peur que tout ne disparaisse en un instant. Elle qui venait d'une grande Cité, elle était peu habitué à tout ce qui défilait sous son regard... Tant de naturel ! Les femmes entamaient doucement la journée en cuisinant sur le pas de leur porte, ou lavant leurs bébés dans des bacs taillés dans des troncs, des enfants jouaient autour d'un loup apprivoisé sagement couché. Les vêtements étaient chatoyants, les habitations avaient les murs extérieurs couverts de peaux, souvent ornées de plumes, d'os taillés, de sculptures en bois ou de dessins colorés. A son passage, tout le monde la dévisageait, mais trop occupée à emplir sa tête de cette simplicité elle ne s'en apercevait même pas. Malgré tout, elle se sentait un peu en trop, avec sa tenue digne d'une reine, elle regrettait d'avoir voulu faire la prétentieuse.
Hegié lui racontait en même temps qu'ils avançaient l'histoire de la tribu, les origines de certaines familles dont ils croisaient les cases, quelques anecdotes récentes. Ils arrivèrent à la place principale, coeur même du village. Il lui expliqua que tout avait été construit autour de cette place. Elle était encerclée de 7 grandes résidences. La première était la sienne, celle des Chefs et de leurs familles. La seconde était celle du Chaman, d'ailleurs cela se remarquait facilement car des herbes, des sachets et des instruments curieux étaient accrochés à la petite avancée placée là pour faire de l'ombre en été. Dans les 5 autres vivaient les descendants des plus anciennes familles du village. L'une d'entre elles avait captivé Eàrànë : elle était blanche, uniquement ornée de dessins représentant des symboles de l'ancien langage Rammélien peints en bleu. Hegié vit cela et dit à Eàrànë que c'est là que vécu Abyr, et qu'à présent sa descendance faisait la fierté de la tribu. Elle était encore en train de contempler ce lieu qu'elle considérait comme sacré, quand une voix forte et assurée la fit sursauter.
« Hé, Do'Hegié ! Depuis quand les anciens acceptent-ils que des courtisanes, tout justes bonnes à remuer langoureusement leur anatomie et s'habiller de façon presque indécente, viennent suivre un apprentissage dans notre tribu ? »

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 14:11

Modifié le dimanche 17 février 2008 15:29

1. Une Nouvelle Tribu [Partie 3]

1. Une Nouvelle Tribu [Partie 3]
Chapitre 1.

Eàrànë, après avoir prit conscience de ces mots, se retourna. Elle ne pouvait accepter que l'on parle d'elle de cette manière. Oser la traiter de femme de tous les plaisirs, elle n'y croyait pas ! Elle dévisagea celui, ou plutôt celle, qui s'était exprimée à son sujet de façon aussi obscène. Bien droite, le regard quelque peu hostile, un grand arc fait d'un métal au même reflets violacés que l'épée d'Eàrànë était accroché dans son dos et sa main gauche était posée sur le pommeau d'un coutelas attaché à sa ceinture. C'était une jeune femme, à l'air pourtant joviale et tranquille ce qui contrastait avec son attitude, qui se tenait face à elle, un sourire fier aux lèvres, elle savait que ses paroles avaient eu l'effet escompté. Tout autour, beaucoup de villageois s'étaient rassemblés pour voir la nouvelle, pour écouter ce qu'il allait se dire, ou juste parce qu'ils se demandaient ce qu'il se passait. La plupart des jeunes arboraient le même air peu encourageant que l'archère, principalement les jeunes filles, qui se murmuraient bien des choses à l'oreille, évaluant la citadine d'un ½il critique.
Eàrànë ravala bien vite son enthousiasme, elle qui était quelques minutes auparavant si impatiente et tellement heureuse de découvrir le village et de rencontrer la tribu. Elle sentait que l'atmosphère s'était brutalement alourdie, emplie de hargne. Elle se sentait à présent très mal à l'aise au milieu de tous ces inconnus qui la jugeaient du regard, elle se sentait comme un animal auquel on ouvrait la panse pour en détailler les signes que dictaient ses entrailles. Elle se sentait lourde et un peu nauséeuse, comme si son ventre était plein de pierres, elle avait la sensation que ses forces l'abandonnaient, ses jambes fléchissaient peu à peu. Mais également une grande frustration la tenait par les tripes, elle détestait qu'on l'insulte. Ses yeux s'obscurcirent un instant. Hegié qui la regardait remarqua son état, ses sourcils se froncèrent. Il décida qu'il devait intervenir, il s'avança et prit la parole.
« De quel droit juges-tu cette jeune femme ?
- Je ne juge pas, je constate.
- Tu es bien vulgaire, te crois-tu mieux qu'elle ? Te crois-tu au dessus d'elle ?
- D'après ce que je vois et comme elle me regarde, je pense que c'est elle qui se croit mieux que nous tous. Que fait-elle ici ?
- Elle vient de loin pour suivre notre apprentissage, tout comme toi.
- Je suis née ici Do'Hegié, et je n'ai pas l'air d'une courtisane. Elle n'a pas le profil d'une Guerrière.
- Oserais-tu remettre en question les choix des anciens, Thanaï ?
- J'ose. »

# Posté le samedi 09 février 2008 09:56

Modifié le dimanche 17 février 2008 15:32

1. Une Nouvelle Tribu [Partie 4]

Chapitre 1.

Immédiatement des murmures s'élevèrent, la foule était étonnée. Révoquer le choix des plus sages de la tribu, on n'avait jamais entendu ça ! Surtout venant d'une jeune, que voulait-elle ? C'était incroyable, et incompréhensible comme réaction, de plus que Thanaï était connue pour être une bonne élève et être toujours polie et agréable. Même Eàrànë était choquée d'un tel culot, elle n'était peut-être pas d'ici, mais elle ne venait pas non plus de chez les Démons ! Elle connaissait les règles de bonne éducation, et le respect des anciens était l'une des premières choses à appliquer. Un ancien sait tout, à raison sur tout, à droit sur tout et généralement ses choix sont raisonnés. Non seulement cette irrespectueuse insultait Eàrànë, mais en plus elle contredisait l'avis de tous les anciens de sa tribu. Elle ne pu s'empêcher de contenir ni son indignation, ni ses mots.
« Depuis quand les jeunes se permettent un tel irrespect face...
- Fais donc le Kribbou, courtisane. Je me permets, car il est totalement anormal à mes yeux que des femmes aussi peu vêtues, d'apparence frêles et trop imbus d'elles même, roulant des hanches avec ardeur et excès, juste utiles à soulager les yeux de nos hommes qui voient tant d'horreurs et de mort, des femmes qui ne connaissent rien de ce qu'est que la peur, de la vue du sang, de l'effrois de tuer quelqu'un aient accès à notre savoir ancestral. Sais-tu au moins tenir une arme ?
- Bien sûr que...
- Alors prouve-le. »
Eàrànë sentit une bouffée brûlante monter de sa poitrine. Elle avait horreur qu'on l'humilie. Son regard sombre porté sur la dénommée Thanaï tentait de la transpercer de parts en parts, et l'autre lui renvoya un sourire ironique. Les poumons de la jeune brune se gonflèrent de toute la fierté qu'ils pouvaient contenir. Ses épaules déjà droites et bien ouvertes s'ouvrirent encore plus, au fond de ses yeux noirs s'anima une flamme ardente. Des rumeurs se mirent à courir dans la foule réunie sur la place, des approbations face aux paroles de la Rammélienne. C'est sûr, elle semble bien maigre. C'est vrai, elle est trop coquette. Que fait-elle ici ? On n'a pas besoin de filles comme ça ! Eàrànë entendait une partie de ces paroles, et une grande frustration l'envahit, plus ils parlaient, plus elle voulait leur hurler qu'elle était peut-être un peu narcissique, mais qu'elle savait se battre, et qu'elle préférait s'occuper trop d'elle-même que d'avoir l'air d'une ruminante. Tout à coup le silence se fit, la rose sursauta presque de cette interruption si brusque. Une vieille femme venait de s'avancer, elle avait l'allure nerveuse, un corps fin et musclé, le regard assuré, ses cheveux cendre attachés en une tresse, aucune mèche n'en dépassait. Une sorte de grandeur imprégna l'air autour d'elle, elle semblait avoir vécu tant de choses, et pourtant elle était sûre d'elle et déterminée. Elle s'adressa à notre jeune femme d'un ton sec et pourtant calme, avec une voix modulée d'ondes chaudes et glaciales à la fois. Elle ne pouvait qu'inspirer le respect.
« Qu'attendez-vous pour nous montrer que vous méritez votre place, jeune Eàrànë ? Auriez-vous peur ?
- Je... je n'ai jamais peur ! Mais on ne peut se battre contre le vent, autant que je sache...
- Effectivement. Il faudrait que quelqu'un accepte de vous affronter. Non, pas toi Thanaï, dit-elle à l'archère qui s'avançait. Je pense avoir quelqu'un parfait pour vous combattre, ce qui nous permettra alors de vous évaluer. Elle est notre plus grande fierté ici. Si ce que nous nous apprêtons à voir nous satisfait, vous aurez de quoi être digne de rester ici, jeune Guerrière. Il semble que nous ayons besoin de toi, Nessa ! » Appela la femme.
Toutes les personnes présentes se retournèrent dans la même direction, Eàrànë en fit de même. La jeune rose s'aperçut que c'était vers la hutte blanche aux inscriptions bleues. En sortit une jeune femme que toute la tribu semblait connaître. Des petites filles arrivèrent en courant, se mirent à sautiller autour d'elle en riant, ce qui amena un sourire aux lèvres de la jeune femme. Eàrànë était, elle, tétanisée. Dans son esprit rayonnait l'image de cette apparition. Paralysée, autant d'étonnement que de peur, elle hésitait entre subjugation et jalousie, son âme hurlait son incrédulité et son cerveau prétendait à l'admiration. La jeune femme était sortie de la hutte blanche et bleue. Celle qui, en de lointaines années, avait abrité une personne au passé plus qu'admirable. Cette fille qu'elle allait devoir affronter pour défendre sa place dans la tribu allait sûrement être... Non elle ne pouvait se laisser s'imaginer vaincue. Et pourtant... Sans qu'elle s'en aperçoive, l'esprit trop occupé, Thanaï s'approcha d'elle, et lui murmura à l'oreille :
« Tu vas perdre, courtisane. »

# Posté le jeudi 14 février 2008 13:02

Modifié le dimanche 17 février 2008 15:05

2. Nessa [Partie 1]

2. Nessa [Partie 1]
Chapitre 2.

Mais Eàrànë n'écoutait pas Thanaï. Ses pensées étaient entièrement dirigées vers la jeune femme qui lui faisait face.
La dénommée Nessa s'était avancée au-devant des autres. Nul ne sentit le besoin de l'informer de la situation, car elle se dirigea aussitôt en face d'Eàrànë, dans l'espace qui la séparait des autres. Bien entendu, tous les regards étaient rivés vers elle. Regards d'admiration chez ses amis, regards de désir pour certains garçons, regards de fierté pour ses maîtres.
Nessa, en langue ancienne humaine, signifie « fille du Soleil ». Ses longs cheveux bruns d'ébène cascadaient en une masse épaisse et lisse jusqu'à ses épaules plutôt carrées pour une jeune femme, son visage était du blanc rosé des fraîches pâquerettes, et ses lèvres en boutons de roses semblaient faites pour sourire. Son corps était svelte et musclé sans surplus disgracieux. De toute façon, ce n'était pas par ses hanches qu'elle comptait dominer un ennemi. Ses vifs yeux brillaient tels deux étoiles par une nuit sans Lune, et à cet instant, s'y ajoutait une lueur de défi. Voilà ce qu'Eàrànë voyait de celle qui allait être son adversaire. Mais si elle avait grandi dans la tribu, elle aurait toutefois put mieux cerner la dernière descendante d'une des plus grandes guerrières de l'histoire de Xylènë...
Elle n'était pas de ces beautés purement physiques dont les détentrices se servaient comme d'une arme, mais elle avait ce charisme des vives personnalités, qui se répercutait à travers tous ses mouvements, sa façon de se tenir, de parler, et son assurance ne la rendait que plus attirante aux yeux de tous. Car Nessa n'était pas n'importe quelle cruche qui savait manier une arme. Elle n'était pas de ces jeunes idiotes se disant blasées avec des rêves pleins les yeux, qui ne continuaient l'entraînement uniquement parce que leurs parents le voulaient. D'ailleurs, celles-là semblaient plus vouées au travail de se parer que de combattre. Certaines, jugeant leurs armes inutiles, même quand ça n'était pas le cas, préféraient cultiver leur beauté, qu'elles jugeaient admirable, même quand ce n'était pas le cas. Non, Nessa était une guerrière dans l'âme. Des années plus tôt, elle s'était promis d'être la meilleure, afin d'honorer les êtres chers qu'elle avait perdus, ainsi que le sang qui coulait brûlant et fougueux dans ses veines, elle voulait faire perdurer la noble lignée d'Abyr, quitte à y perdre sa vie.

# Posté le vendredi 22 février 2008 07:43

Modifié le samedi 23 février 2008 05:38

2. Nessa [Partie 2]

Chapitre 2.

Etant une des meilleures d'un point de vu technique et physique, son esprit s'était imprégné de son apprentissage et elle agissait dans toutes les situations comme lors d'un combat : se laisser porter par l'action, rester lucide, encaisser vite, parer les coups en traître, être vaincue mais jamais anéantie, accepter sa défaite avec toute la fierté possible. De cette énergie se dégageait un fort caractère, bien qu'elle soit un peu têtue et parfois énervante, elle restait aimante et dévouée envers ceux qu'elle aimait. Car même si Nessa paraissait douce elle pouvait se révéler, et pas si rarement que ça d'ailleurs, aussi redoutable qu'une mazoar.
Son arme favorite était un sabre effilé et tranchant à l'extrême qui aurait pu couper un cheveu dans le sens de la longueur (Dans Votre univers, Nous savons que vous appelez un tel sabre «katana», ces lames orientales si fascinantes pour certains d'entre vous). Son couteau de chasse, qui était son Arme d'Ame, elle le portait à la taille et l'avait constamment sur elle, prête à une éventuelle attaque, pour les combats rapprochés ou bien comme arme de jet. Encore une fois elle savait le manier avec la dextérité innée dont elle était pourvue depuis toujours.
Née dans le village, elle y avait grandi à l'identique de tous les Ramméliens dans le développement de son corps et de son esprit. Elle avait appris à maîtriser l'escrime, le tir, un peu de lutte, mais aussi le self-control et ce que vous appelez le yoga. Dans son éducation morale elle avait aussi appris à vénérer et à croire en l'existence et la suprématie des esprits qui gouvernaient son monde : les esprits des forêt, rivières montagnes, tout ce qui faisait ce monde en somme. Elle parvenait par moments à saisir leur présence autour d'elle, signe qu'elle possédait d'excellentes capacités psychiques, mais aussi qu'elle avait foi en eux, d'ailleurs, elle leur adressait souvent par pensée ses prières. Qu'Ils l'entendent ou non, leur présence près d'elle lui avait toujours redonné courage et espoir. En résumé, elle avait évolué dans les traditions d'honneur et de respect propre aux combattants qu'elle et les autres de la tribu deviendraient un jour.
Dans sa famille on racontait en souriant et avec une grande fierté, peut être en enjolivant un peu, qu'un jour, lorsqu'elle commençait à peine à parler et que son père la portait, ce petit bout lui avait dit avec le plus grand sérieux :
« Papa, laisse-moi marcher s'il te plaît »
Son père avait alors éclaté de rire et l'avait posée sur l'herbe fraîche où elle fit ses premiers pas avec toute la confiance du monde. Ce n'était que le premier pas vers une vie remplie de surprise et d'aptitudes précoces chez l'enfant. A cinq ans, elle hurlait comme une furie pour qu'on l'autorise à toucher à son arme de naissance, pour le moment conservée à l'abri jusqu'à ce qu'elle soit prête. Avec toute la force dont elle disposait dans ses petits bras, elle avait finalement obtenu le pouvoir de contempler un peu cette arme qui la fascinait et dont elle n'était pas peu fière.
A 10 ans, elle était assez assurée pour monter à tivyenn. Elle plaçait alors un ou deux de ses amis derrière elle et ils partaient au petit trot dans les sentiers principaux de Gakhe durant une après midi. C'était d'ailleurs dans cette forêt qu'elle s'était fait ses meilleurs amis actuels, et plus généralement, le lieu de ses meilleurs souvenirs d'enfance, âge rose et bleu où tout est permis. Où tout est possible pour un petit corps frémissant de vie et avide de nouveautés.

# Posté le samedi 01 mars 2008 15:16

Modifié le samedi 08 mars 2008 12:48